LE NÉPAL
Lundi 17 Septembre 1973
Un départ de Bénares avec quelques ennuis
Le départ de l'hôtel Clarks s'est fait avec quelque bruit. En effet, avec notre habitude de chiper les cendriers, comme on le fait dans les cafés français, nous avions fait de même ici en Inde.
Mais ceci n'a pas été pris de la même façon dans cet hôtel...
En effet, dès que nous avons quitté la chambre, un domestique de l'étage est allé vérifier si nous n'avions rien volé dans notre chambre, et, sachant qu'il y avait deux cendriers par chambres il nous a repérées, et nous a obligées à rendre les cendriers. Quelle histoire ! Quelle honte ! Quand on pense qu'il y avait d'écrit sur les mini savons de la salle de bain "stolen from Clark Hotel", on aurait pu s'en douter que dans cet hôtel il ne s'agissait pas d'emporter un cendrier !
Enfin nous quittons Bénares, et je crois que peu d'entre nous n'aurait envie d'y retourner.
Un jour passé à Bénares, c'est bien suffisant.
Vol de Benares à Kathmandu
L'avion décolle à 12h 20 de Benares. Un boeing 737.
Le vol est formidable. Il fait très beau temps et les nuages sont de gros cumulus blancs.
Il n'y a que 35 minutes de vol.
Une vallée toute verte avec dans le fond les montagnes, vertes, aussi. C'est magnifique.
Arrivée à Kathmandu
A l'aéroport, c'est un dépaysement. Les gens ont un type tibétain. Ils sont très accueillants, souriants, nous parlent... Tout le monde rit, est souriant. Un tout petit bus (très bas pour nos têtes) nous emmène. Il n'y a pas de mendiants, nous n'en revenons pas. Quand je repense au choc que j'ai eu à la sortie de l'aéroport de Bombay !
Le paysage est tout vert. Les rues sont propres. Il n'y a pas de trottoirs ! Cela ne grouille pas de foule. Les gens ont l'air heureux. C'est beau. J'ai l'impression de revivre.
A l'hôtel il en est de même.
Shankar Hotel
Après-midi libre
Le groupe a décidé de louer des vélos, et de se promener à bicyclette. Moi, je ne sais pas faire de vélo, alors je pars avec une copine, qui ne sait pas en faire non plus, et nous prenons un rickshaw jusqu'au centre de Kathmandu. Par la suite, nous irons à pied, car c'était très facile d'aller jusqu'au centre à pied, mais là, on débarque dans une ville inconnue !
Nous nous faisons déposer devant la grande poste. Puis nous allons par les rues. Je me sens terriblement bien dans ce pays. Tout le monde a l'air si heureux. Les gens ont l'air de passer leur temps à vivre, et c'est tout. La température est super agréable. Il fait bon et chaud. Il y a pas mal d'occidentaux qui portent des tenues hippies et parlent l'anglais.

Hashish Shop à Kathmandu
Nous arrivons sur la place du marché. Il y a des temples dans les rues, partout.
Les étalages sont très tentants. Nous achetons des moulins à prière. Il y a des bijoux, des masques... Dès qu'on s'arrête pour acheter quelque chose, alors qu'on est bien occupé à marchander, et qu'on lève les yeux, on s'aperçoit qu'un attroupement s'est formé autour de nous. Nous prenons les ruelles. les gens sourient.
La soirée
Nous allons dans un hôtel assister à un spectacle de danses népalaises. C'est excellent. La musique me plaît beaucoup, beaucoup plus que la musique indienne du spectacle de Krishna. Les danseurs ont l'air de s'amuser, et ils nous communiquent cette joie de vivre.
Puis nous re-sortons en ville, car il paraît que l'on peut entendre des chants liturgiques dans les temples. En effet. C'est très joli. Des hommes, la plupart assez âgés, sont installés dans un coin du temple, et chantent. Mais bientôt le haschich qu'ils fument commence à les faire s'égarer, et les chants deviennent des chants de soulards, et terriblement faux. On part.
Pendant ce temps, des petits mômes se sont accrochés à nous, nous prennent la main, nous cajolent, et nous suivent toute la soirée. Ils nous guident. On fait les fous avec eux. Ils veulent se faire porter sur les épaules des gars. Ils nous chantent, tout heureux, "Alouette je te plumerai".
Plus loin, dans un autre temple, c'est un autre groupe qui chante... les mêmes chants.
Et dans les temples, les gens "nourrissent" le dieu, en lui lançant de la nourriture, que l'on donne ensuite aux enfants.
On marche par des ruelles boueuses. Les chiens aboient. Il y a des cochons, des vaches, des gens. Les gens parfois dorment ensemble dans un endroit découvert.
On arrive sur une place où il y a un attroupement : une fête, une pièce de théâtre ? Nous ne comprenons pas grand chose à cette festivité.
Nous reprenons les ruelles, toujours guidés par les mômes, qui, eux, connaissent le chemin, car nous, nous sommes bien perdus. Nous retrouvons des rues plus larges. Il y a beaucoup de gens dehors. En nous quittant, les gosses nous demandent un backchich, un cadeau. Je leur donne ce que j'ai sur moi, une épingle à cheveux, une épingle à neige, et c'est fou ce qu'elle a fait plaisir.
Nous ne savions rien de ces gamins. Ils parlaient l'anglais, et ils allaient à l'école, nous ont-ils dit. Mais quand on leur parlait de leurs parents et de leur maison, et que nous leur disions qu'il était temps d'aller se coucher, ce fut toujours le mystère. Où dormaient-ils ?
Nous retournons à l'hôtel à minuit.
Il fait toujours bon, nous avons marché en T-shirt en pleine nuit. Nous avons bien repéré Kathmandu.
Mardi 18 Septembre 1973
Le matin
Visite de BODNATH
C'est le stupa aux yeux de Bouddha.
Il se trouve sur une colline, en dehors de la ville, et la domine, alors que j'ai toujours cru, en voyant les cartes postales, qu'il se trouvait au centre de la ville. Et, quand on arrive en avion, on le voit, sur la descente vers Kathmandu.
Il est fascinant par sa taille : 40 m de hauteur et environ 100 m de circonférence et son imposant toit doré est orné de deux yeux immenses, représentant les yeux de Bouddha.
Le stupa de Bodnath date du 14 ème siècle, c'est le plus grand du Népal, un lieu de pèlerinage très important pour les bouddhistes.
Il a pris la place d'un stupa plus ancien attesté à l'époque licchavi. La base du stupa se compose de trois terrasses, représentant un mandala géant que les fidèles peuvent parcourir. On peut y voir 108 niches contenant chacune une statue de Bouddha.
Cette base représentent la terre, la coupole l'eau, la tour surmontant la coupole le feu, la couronne l'air et le pinnacle l'éther. La base de la tour, carrée, constitue une harmika qui porte les yeux du Bouddha. La partie supérieure en forme de pyramide allongée se compose de 13 degrés qui représentent le chemin vers l'éveil.
Le palais de la Kumari
Puis nous allons voir la maison de la déesse vivante. C'est une fillette de 7 ans qui a été choisie il y a un an pour devenir la déesse vivante. Elle apparaît à la fenêtre, mais on ne peut la photographier (pourtant un copain en se cachant derrière un touriste, y est arrivé !).
La Kumari se reconnaît à certaines caractéristiques :
→ Elle est habillée de rouge |
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La tradition au Népal est d'adorer les jeunes filles prépubères comme des manifestations de l'énergie féminine divine. Le mot Kumari est dérivé du sanskrit. C'est une pratique particulièrement répandue.
On pense qu'il s'agit de l'incarnation de Taleju, une manifestation de la déesse Durga.
Une Kumari est une fille prépubère sélectionnée dans la caste Shakya de la communauté bouddhiste népalaise Newari. Lorsque ses premières menstruations commencent, on pense que la divinité quitte son corps. Une maladie grave ou une importante perte de sang due à une blessure entraîne également la perte de la divinité.
S'il existe plusieurs Kumaris à travers le Népal, certaines villes en ayant plusieurs, la plus connue est la Royal Kumari de Katmandou, et elle vit dans le Kumari Ghar, un palais au centre de la ville.
Elle est enlevée à ses parents. Comment l'a-t-on choisie ?
C'est le guide qui nous raconte l'histoire.....
On choisit cinq fillettes de bonnes familles bouddhistes. On les place dans une pièce noire. A minuit, le prêtre va voir. En général, quatre sont en train de pleurer, et une seule dort profondément.
On la choisit et on lui fait passer un second test : elle est placée dans une pièce noire durant toute une nuit. Sur les murs, il y a du sang et des squelettes. A minuit, les prêtres arrivent, coiffés de masques affreux, sautent sur elle, l'effraient. Si elle résiste, c'est qu'elle est bien la déesse.
C'est une coutume qui remonte au 16 ème siècle, et qui est acceptée par tous les Népalais, dit-on.
La fillette vit cloîtrée dans cette maison, veillée par sept personnes, dont aucune n'a de lien de parenté avec elle. Des gosses viennent jouer avec elle. mais elle ne sort qu'une fois, le jour de sa fête (la fête de Kumari).
Pour ses parents, elle n'est plus leur fille, mais la déesse. Elle reste déesse jusqu'à l'âge de la puberté, quand elle a ses premières règles. Alors, elle s'en retourne à une vie normale. Elle va à l'école. Elle peut se marier, mais elle ne se marie pas, car les jeunes gens de Kathmandu, ne veulent pas épouser celle qui a été leur déesse. Et elle devra s'exiler...
A la voir, nous avons reçu une sensation de tristesse, d'une fillette traumatisée et au regard triste.
Nous nous retrouvons au centre de la ville (Durbar Square). Il y a la statue de Shiva, et la statue d'Hanuman, le dieu singe, qui se voile la face pour ne pas regarder les sculptures éotiques du temple d'en face...
L'après-midi
PATAN
Ancienne ville royale, autrefois capitale, à 6 km au sud du centre de Katmandou.
Des temples en enfilade (la carte postale traditionnelle), et, des boutiques...
J'achète le fameux petit chapeau népalais, en le marchandant, ainsi que le fameux petit violon en forme de sabot, que j'emporte pour 25 roupies, au moment où le car va démarrer. J'ai gardé l'argent en main sous les yeux du vendeur, et quand le car a démarré, il a cédé et a échangé le violon tout de suite contre mon argent.
C'est une ville pas très intéressante.
■ Le village des réfugiés tibétains
Au début des années 60 un grand nombre de tibétains fuirent leur pays pour trouver refuge au Népal. Afin de leur procurer un toit, le gouvernement du Népal organisa ce camp à la périphérie de Patan.
Arrivés avec leurs techniques de tissage de tapis, ils développèrent rapidement l’industrie du tapis dans la vallée. Par la suite, le camp est devenu un lieu touristique où des boutiques de souvenirs vendent des tapis, de l’artisanat sous forme de moulins à prières en bois, ivoire, argent ou bronze, des boucles de ceintures, des bols en bois, ou encore des bijoux. Un stupa et des lieux de prières ont également trouvé leur place dans l’enceinte même du camp.
Nous visitons le village. Il y a une grande salle avec des métiers à tisser où les femmes travaillent en chantant. Elles nous sourient. On découvre les montagnes tout autour, et le village est bien sympathique.
Puis on nous laisse au centre de Kathmandu, où nous continuons notre shopping.
Mercredi 19 Septembre 1973
Le matin
BHATGAON
Nous traversons un paysage magnifique en allant vers Bhatgaon qui se trouve à 13 km de Khatmandu. Et nous découvrons les montagnes au loin. Nous nous arrêtons devant un champ de marijuana. Le guide nous cueille quelques brindilles et nous les donne.
Appelée aussi Bhaktapur (de "bhakta" = dévot et "pura" = la ville), cette ville fut la capitale royale de la vallée du 14 ème au 17 ème siècle. On est à 1 401 m d'altitude. Bhatgaon est une petite ville très belle, beaucoup plus que Patan.
■ Le Temple de Dattatreya.
L’impressionnant temple hindou de Dattatreya a été construit en 1427 avec, dit-on, le bois d’un seul arbre. La partie avant, plus tardive, s’en détache presque.
Le temple est dédié à Dattatreya, une curieuse divinité hybride où se mêlent Brahma, Vishnu et Shiva. La sculpture de Garuda, ainsi que la conque et le chakra placés sur des piliers, soutenus par des tortues de pierre devant le temple, indiquent cependant l’influence prépondérante de Vishnu.
Cet édifice à trois niveaux s’élève sur une plateforme en brique et terre cuite sculptée de scènes érotiques.
■ Le Nyatapola Temple
Un temple à cinq niveaux, gardé par des animaux de pierre, deux par deux. C'est le monument le plus haut de la ville et c'est aussi le temple le plus haut du Népal. Avec le temple de Bhairava et divers autres bâtiments historiques, le temple de Nyatapola forme la place Tamārhi (Taumadhi).
Il y a aussi un musée que l'on visite.
Et sur la place, une publicité pour le Planning familial.
Des enfants se sont rassemblés et violons en main, nous chantent "Frère Jacques".
"Frère Jacques", c'est bien la chanson de Bhatgaon, aucun touriste n'y échappe !
Nous nous promenons dans les rues. Elles sont parfois très en pente. là, on fait sécher des poteries et elles occupent toute la longueur d'une rue. Là, ce sont des piments rouges, ce qui donne une vue magnifique d'une rue qui descend à pic, envahie par les piments rouges.
Puis nous allons à Patshupatinah.
PATSHUPATINAH
Pashupatinath est l’un des centres hindouistes les plus sacrés du pays, situé à 5 km à l’est de Kathmandu. Sur la rive de la rivière Bagmati sont installés les ghâts de crémations du temple de Pashupatinath. On y brûle les morts, comme à Bénares.
Précisément, on est en train d'installer un bûcher. Et curieuse vision, à trois mètres de là, des femmes font leur toilette, torse nu, dans la rivière où l'on jettera les cendres du mort.
Nous attendons patiemment la crémation. Nous pouvons voir toutes les opérations depuis le début, et les photos ne sont pas interdites. D'abord, ils préparent un lit de branchages. Puis on apporte le mort dans un linceul blanc, et on le pose sur le sol, de côté, en attendant que tout soit près.
Très peu de monde pour cette cérémonie.
Deux hommes portent le mort et lui font faire plusieurs fois le tour du bûcher. Puis on le pose sur les branches. On jette sur lui de la poudre rouge, (qui sur les photos a l'air d'être du sang). Et on allume le bûcher avec des petites brindilles enflammées. Le bûcher est très long à prendre. Et ces opérations prennent beaucoup de temps.
Ici, cette cérémonie ne semble pas aussi horrible qu'à Bénares. Est-ce parce que l'endroit n'est pas aussi dégoûtant, le cadre plus beau ? Et ces femmes qui se baignaient à côté du mort nous l'a peut être fait accepter différemment ?
Nous partons alors que le bûcher commence seulement à fumer.
L'après-midi : l'Himalaya
KAKANI
On était libre, et nous avions décidé, à onze, d'aller voir l'Himalaya. D'autres avaient loué des motos et étaient partis en direction de la Chine, avec l'intention d'aller le plus près de la frontière possible.
Nous, nous avons loué une land-rover avec chauffeur, pour 250 roupies népalaises.
Nous allons à Kakani, un village perché dans l'Himalaya.
La route est splendide. parfois périlleuse, car c'est la montagne. Nous traversons des rizières en terrasses dans les montagnes, qui n'en finissent pas. Elles sont plus belles les unes que les autres. Nous allons à environ 3000 m.
Kakani est un petit village perdu. Quand on y arrive, on est dans les nuages. On est dans le brouillard. Tout est couvert. Nous qui comptions voir l'Everest ! On nous dit "il est dans cette direction"... mais rien, que du brouillard. De toute façon, Kakani n'est pas le meilleur point d'observation pour voir l'Everest.
Les gens sont très sympathiques dans ce village perdu, et les enfants toujours très beaux.
Et puis, le temps se dégage. On se promène. Nous apercevons en bas la vallée de Kathmandu et la ville de Kathmandu.
Je descends le village, puis le remonte. Cela me demande un effort terrible. Pour la première fois je manque d'air en altitude. Je suis pourtant déjà allée très haut, quand je suis allée aux USA, puisque je me suis baignée dans un lac à 3000 m, et je n'ai pas eu de problèmes. Mais ici, à chaque pas, ma respiration se fait très forte, et très profonde. C'est très désagréable. Je n'ai pas de souffle, rien que pour me déplacer à une allure de flânerie. D'ailleurs j'ai cette impression qu'ici tout marche au ralentit.
Autre désagrément, et autre surprise : je souffre de claustrophobie. Je regarde un long moment les montagnes, un spectacle extraordinaire, mais au fur et à mesure que le temps s'éclaircit, je vois derrière les montagnes qu'apparaissent d'autres montagnes, qui paraissent encore plus hautes. Et en regardant autour de moi, je me sens enfermée par un mur de montagnes. Et plus le temps se découvre, plus ce mur s'épaissit. Ce fut une terrible impression, je n'avais jamais ressenti cela, et ma tête s'est mise à tourner. Je me suis assise, et j'ai essayé de ne plus fixer le spectacle qui m'entourait.
Malgré le brouillard, nous sommes cependant arrivés à apercevoir un petit bout de pic enneigé. Ce n'est pas la bonne période de l'année pour découvrir l'Himalaya. Avec la mousson, les nuages sont très bas et cachent les magnifiques sommets.
Magnifique promenade, magnifique excursion, qui valait la peine.
Mais attention aux dos nus et aux décoletés : à 3000 m on risque la grippe...
Le soir
Nous avons décidé de dîner en ville, et de délaisser l'hôtel pour un restaurant chinois à l'hôtel Green.
Grosse expédition pour y aller, car nous prenons un rickshaw à trois, ce n'est pas autorisé, et le chauffeur baisse la capote chaque fois qu'il y a du monde dans la rue, de peur d'être vu par un policier.
Le repas est décevant et en plus, l'un d'entre nous, au cours du repas, manifeste une espèce de paralysie dans le cou. Un autre dit avoir ressenti les mêmes symptômes sans en avoir parlé. Et plusieurs de même. Il s'est avéré que ceux-là avaient mangé de la soupe, et que ceux (dont moi) qui n'avaient pas pris de soupe n'avaient pas ressenti ce malaise.
On a soupçonné qu'il pouvait y avoir de la drogue dans la soupe, qui sait !
Jeudi 20 Septembre 1973
Le matin
KIRTIPUR
Avec deux copines, nous avons pris un taxi pour aller à Kirtipur, une petite ville à 5 km au sud-ouest de Katmandou.
Kirtipur se trouve à côté de l'université. Nous nous sommes baladées dans le village, à trois, et sans prendre de photos.
Ce fut un souvenir extraordinaire.
Nous sommes l'attraction. Les mêmes nous accostent et nous demandent : "C'est vous qui êtes venus en taxi ?"
Dès 9 hres du matin, les gens travaillent, ils battent le riz, lavent le linge autour des bassins d'eau. Par les fenêtres, nous voyons les femmes installées à leurs métiers à tisser, et nous entendons au travers des rues cette musique si particulière des métiers à tisser. On sent la vie, le travail.
Il faut dire que nous avons surtout vu des femmes au travail. Et quand nous ne les voyons pas, c'est qu'elles travaillent à l'intérieur des maisons, comme ici.
Nous avons la chance aussi de découvrir un petit bout d'Himalaya enneigé, d'avantage que ce que nous avions vu à Kakani. Mais hélas, les nuages le cachent bien vite.
De retour à Durbar Square, nous faisons les derniers achats.
Et départ pour le vol pour New Delhi.







